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par Raska, le 13 Septembre 2007 à 20:52 (modifié le 16/09/2007 à 15:22)Curieux mouvement équestre que le terre à terre. Pourtant, aujourd’hui encore, sa pratique reste indispensable à l’apprentissage et à l’exécution de certains sauts d’école, comme la cabriole.

Terre à terreAu XVIIIe siècle, La Guérinière répertoria les « airs relevés », mais n’y inclua pas le terre à terre, car il considérait que ce mouvement restait trop près du sol. Il en reconnaissait toutefois l’extrême importance, le considérant comme le fondements de tous les sauts d’école, puisque ceux-ci s’effectuent également en deux temps. N’étant plus guère présenté en spectacle comme un air en soi, le terre à terre peut passer pour archaïque ; il est toutefois pratiqué dans toutes les écoles, y compris le Cadre Noir de Saumur, car il fait partie intégrante de la préparation et de l’exécution de la cabriole.

Terre à terreLe terre à terre est constitué par une succession de bonds que le cheval effectue en passant alternativement du bipède postérieur au bipède antérieur, l’avant-main se relevant légèrement à chaque bond. Ceci réalise une sorte de galop, qui reste asymétrique (on parlait autrefois de terre à terre à droite ou à gauche), mais ne comporte que deux temps ; le cheval n’avance que très peu. Les auteurs anciens (La Broue, La Guérinière…) citent le terre à terre comme point de départ d’un air relevé associant trois mouvements : une foulée de galop rassemblé ou de terre à terre, une courbette et éventuellement une cabriole : cet enchaînement très abouti était appelé « le pas et le saut ». Le terre à terre, comme tous les airs relevés, s’obtient à partir d’un rassembler poussé qui en est à la fois la condition et le témoin.

Terre à terreLorsque le cheval relève un peu plus son avant-main, le terre à terre se transforme en mézair : ce mouvement, équivalant à une succession de petites pesades, est à l’origine de la courbette, alors effectué «à moitié » : d’où le nom de mézair, « demi-air » (de l’italien mezzo, au milieu).

Terre à terre
aucun commentaireAirs relevés : La cabriole
par Raska, le 30 Août 2007 à 21:40Le mot cabriole vient de l'italien capriolo, par analogie avec le saut du cabri ! C'est une vraie prouesse, en effet, que réalise le cheval en exécutant cet air d'école, le plus spectaculaire et le plus difficile.
Bien exécutée, la cabriole représente l'aboutissement du dressage du cheval et son haut degré de rassembler. La Guérinière considérait la cabriole comme "le plus élevé et le plus parfait de tous les airs".
Ce saut d'école est aujourd'hui pratiqué de manière semblable dans les quatre grandes écoles d'équitation que Vienne, Jerez, Lisbonne et Saumur, ainsi que par certains écuyers de cirque et de spectacle. La cabriole peut être présentée en main, aux longues rênes ou monté.
Elle demande une grande puissance musculaire et beaucoup d'influx nerveux : tous les chevaux ne peuvent pas devenir des "cabrioleurs".
La cabriole est demandée à partir du terre-à-terre, une figure lors de laquelle le cheval se concentre et prend son élan.
Ensuite celui-ci élève son avant-main et l'ensemble de son corps dans les airs, le plus haut possible. Au moment où il est à hauteur maximale, il décoche une puissante ruade des deux postérieurs, qui doivent être tendus vers l'arrière. Le cheval retombe théoriquement sur ses quatre membres à la fois.
La cabriole s'effectue sensiblement sur place. Les antérieurs doivent, autant que possible, rester repliés, de manière à ne pas "pendre" (une telle attitude associée à une ruade décochée trop tard est qualifiée à Vienne de "cabriole à rebourg"!).
Le mouvement des postérieurs doit se faire lorsque le cheval est bien à l'horizontale, ou mieux, durant la phase ascendante du bond.
La cabriole ne doit être confondue ni avec la ballotade, qui ne comporte pas de détente des postérieurs, ni avec la croupade classique, dans laquelle les postérieurs sont repliés sous la masse. Dans ces trois airs similaires, seule la position des postérieurs change.
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