Planète-Hippologie
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Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubriqueElevage : Le diagnostique de gestation
par Raska, le 17 Septembre 2007 à 20:33 (modifié le 19/09/2007 à 16:38)Une jument qui n’a pas rempli devra être saillie une nouvelle fois lors des chaleurs suivantes. C’est la raison pour laquelle il est important d’établir très précocement un diagnostique de gestation.

La plus simple des façons de savoir si une jument est plaine est de vérifier si elle « revient en chaleur » 15 à 22 jours après la saillie. Pour cela, on peut repasser la jument à la barre de soufflage pour observer son comportement en présence d’un mâle. Cette méthode traditionnelle mais quelque peu artisanale est forcément source d’erreurs en cas d’inactivité ovarienne temporaire (la jument « saute » un cycle) ou de persistance du corps jaune. Aujourd’hui, on dispose de moyens plus modernes.

Les examens biologiques :Ils ne sont pas de pratique courante. Les examens d’urine sont aujourd’hui remplacés par des examens de sang, plus faciles à mettre en œuvre.
- Dès le 18e jour après la dernière saillie ou insémination artificielle, le dosage de la progestérone plasmatique permet d’établir un diagnostic de non-gestation lorsque le taux de progestérone est faible ou nul ; si le test est positif, il y a une forte probabilité de gestation.
- Au-delà de 90 jours, un taux d’oestrogènes totaux plasmatiques élevé permet un diagnostique tardif de gestation.
L’examen vétérinaire :
Cet examen reste le plus important. Pratiquée par un vétérinaire spécialisé, la palpation transrectale peut apporter une réponse 21 jours après la saillie, mais il faut renouveler l’examen à 35 et 60 jours. De nos jours, cet examen est couplé avec une échographie.
L’échographie :
Elle a remplacé les autres méthodes dans les élevages modernes. Elle permet d’établir le diagnostic de gestation dès le 14e jour après la saillie, avec une fiabilité de près de 94%. Cette fiabilité atteint 100 % à partir du 19e jour.
Jumeaux :
L’échographie présente aussi l’intérêt de dénombrer les fœtus : dans 3 % des gestations, il y a présence de jumeaux, et le vétérinaire peut éliminer l’un des deux jumeaux afin de limiter les risques liés à une gestation gémellaire.

Photo tirée du film "Pom le poulain"
aucun commentaireComportement : La Communication sonore
par Raska, le 31 Août 2007 à 13:46 (modifié le 02/09/2007 à 15:09)
Hennissements, soupirs, coups de sabot sur le sol... Les chevaux sont capables de produire une grande diversité de sons qui peuvent leur servir à communiquer entre eux. Mais ont-ils vraiment un langage ?
Cheval de Przewalski hennissant
Le cheval est capable de produire différents types de sons en soufflant de l'air à travers ses naseaux : ébrouement, soufflement ou simple soupir. Si aucune étude scientifique n'a révélé que ces bruits correspondaient à une forme de communication proprement dite, il n'est pas rare de voir un cheval réagir à ce type de sons. On peut donc supposer que ces bruits lui permettent au moins de rendre compte de son humeur.
Jument et son poulain
C'est en faisant vibrer l'air à travers son larynx et ses cordes vocales qu'un cheval parvient à émettre un signal vocal. On distingue trois grands types de sons, qui peuvent être modulés et utilisés en combinaison :
- Le hennissement, qui est un son de longue durée avec une grande amplitude, qui possède une certaine mélodie. Il peut être entendu à longue distance et permet donc aux individus de garder le contact lorsqu'ils sont éloignés visuellement.
- Le cri aigu, qui est un son de type harmonique, généralement émis lorsque des chevaux sont en interaction forte, par exemple lors d'un combat, d'une réaction de défense ou d'une parade amoureuse.
- Le cri sourd, qui est un son de basse amplitude, provenant du fond de la gorge. Il n'est audible qu'à courte distance. Il est fréquemment utilisé par les juments, à l'attention d'un étalon intéressé ou pour rappeler à l'ordre leur poulain.
Essayez donc un peu de décrypter les vocalises d'un cheval simplement en les écoutant... Très difficile ! Pour la célèbre éthologue Marthe Kiley-Worthington, le son est indissociable de l'image : pour comprendre la signification d'une vocalise, il faut aussi tenir compte de la posture d'un cheval, de son attitude. Le cheval communique avec tout son corps, et pas seulement en émettant des sons.
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