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Suivre le flux RSS des commentaires de cette rubriqueCheval : Le Vizir, cheval de Napoléon
par Raska, le 20 Septembre 2007 à 22:04 (modifié le 20/10/2007 à 16:26)
Petit cheval gris dont la dépouille naturalisée est exposée au musée de l’armée des invalides, Le Vizir est le plus célèbre des chevaux de Napoléon.
Indispensables au transport et à la guerre, les chevaux ont joué un rôle primordial dans les conquêtes de l’Empereur, cavalier peu académique mais intuitif et résistant. Ceux qui étaient réservés à sa remonte personnelle – 1730 chevaux entre 1800 et 1815 – étaient logés dans les Grandes écuries de Versailles et les résidences impériales. Même si l’Empereur ne les monta pas tous, ils étaient répertoriés dans « l’Equipage de salle ». C’est grâce à ce registre que les noms et la description des chevaux de Napoléon sont arrivés jusqu’à nous. L’Empereur, comme beaucoup des cavaliers de l’époque, appréciait les entiers, réactifs et beaux à la parade. Mais il avait aussi des hongres et quelques juments, dont La Belle, immortalisée par David et Carle Vernet. Le grand écuyer Caulaincourt commanda sur ses deniers les portraits de 23 des chevaux de Napoléon, dont Le Vizir.
Le Vizir était un petit arabe gris d’1,35 m né en 1793 et offert à Napoléon par le sultan de Turquie en 1804. Contrairement à la légende, il n’aurait pas accompagné son maître à Sainte-Hélène (un autre cheval nommé Vizir y était à sa place) mais à l’île d’Elbe. De retour d’exil, l’Empereur le confie à M. de Chaulaire, avant sa mort en France, en 1826. Le destin du Vizir ne s’arrête pas là. M. de Chaulaire le fait empailler et il part en Angleterre où il est exposé à la Société d’histoire naturelle de Manchester. En 1868, les Britanniques offrent la dépouille du Vizir à Napoléon III, mais elle reste dans un grenier. Il faut attendre 1904 pour que Le Vizir intègre la collection du Musée de l’armée des Invalides, non loin de son illustre cavalier.
Pour en savoir plus
Philippe Osché a publié en 2002 « Les chevaux de Napoléon », un « hommage aux compagnons d’armes trop souvent oubliés de Napoléon ».
Site internet :
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par Raska, le 1 Septembre 2007 à 22:28 (modifié le 03/09/2007 à 18:07)Cannon Ball est probablement le poney le plus connu de ces dernières décennies. Il est notamment le père fondateur de la race connemara, célèbre sur les parcours d’obstacles.
Dès 1896, le professeur J.C. Ewart de l’université d’Edimbourg a été mandaté par le ministère de l’Agriculture et de l’Instruction technique d’Irlande pour étudier les conditions de vie et les capacités du poney du Connemara, à l’ouest de l’Irlande. Son rapport enthousiaste entraîna la création en 1926 du premier stud-book de la race. Vingt-trois étalons sont alors inscrits et le premier de la liste s’appelle Cannon Ball, né en 1904.
Dexter Leam Pondi est sans doute le descendant de Cannon Ball le plus emblématique du moment et a un palmarès impressionnant en CSO. Sa mère, White Granite, est une poulinière exceptionnelle et a produit quelques-uns des meilleurs étalons de la race Connemara.Cannon Ball mourut de vieillesse, en 1926, et fut dignement enterré, selon la tradition irlandaise, debout, dans un caveau rempli de foin. Sa tombe marquée par un gros rocher se situe face au champ de course de Oughterard, sur la colline proche de la ferme de Harry. Elle est encore visible aujourd’hui. Cannon Ball eut notamment pour fils Rebel, né en 1922, qui eut pour descendant l’un des meilleurs étalons connemara, Carna Bobby, né en 1946.Cannon Ball était un poney gris, qui mesurait 1,34 mètre au garrot. Son père, Dynamite, était le fils de l’étalon welsh Prince Llewellyn. Cannon Ball remporta seize années d’affilée la course des fermiers à Oughterard. Son propriétaire lui donnait un demi-tonneau d’avoine la veille de chaque course. Son courage, sa force de caractère, son intelligence et son endurance l’ont certainement avantagé sur les terrains de courses les plus difficiles.

Marble, père de White Granite
Le poney gris a travaillé toute sa vie dans la petite ferme de Harry Toole. Ils parcouraient ensemble, chaque semaine, 100 km pour se rendre au marché. Leur complicité était notoire. Lors du voyage de retour, Cannon Ball revenait au trot pendant que Harry dissipait les effets de soirées bien arrosées au fond de sa carriole. Alors seul maître à bord, le poney s’arrêtait souvent pour monter les juments qui se trouvaient le long de son chemin.
Carna Bobby
Dexter Leam Pondi
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