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	<title><![CDATA[La Galaxie des Chevaux]]></title>
	<description><![CDATA[Flux RSS des articles]]></description>
	<pubDate>Tue, 26 Aug 2008 21:06:00 +0200</pubDate>
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		<title><![CDATA[Bellérophon et pégase]]></title>
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		<dc:creator>Raska</dc:creator>
		<description><![CDATA[Fils de Glaucus, roi de Corinthe, et petit-fils de Sisyphe, c&eacute;l&egrave;bre par son rocher &agrave; perp&eacute;tuelle descente, Bell&eacute;rophon n&#39;avait aucun motif de s&#39;enorgueillir de sa g&eacute;n&eacute;alogie. Il &eacute;tait d&#39;ailleurs d&#39;un naturel doux et calme,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<span style="font-size: small; color: #ffffff"><strong>Fils de Glaucus, roi de Corinthe, et petit-fils de Sisyphe, c&eacute;l&egrave;bre par son rocher &agrave; perp&eacute;tuelle descente, Bell&eacute;rophon n&#39;avait aucun motif de s&#39;enorgueillir de sa g&eacute;n&eacute;alogie. Il &eacute;tait d&#39;ailleurs d&#39;un naturel doux et calme, recherchant de pr&eacute;f&eacute;rence la solitude, et fuyant la soci&eacute;t&eacute; des princesses dont les attraits, s&eacute;duisants pour d&#39;autres, le laissaient fort indiff&eacute;rent.<br />Une passion, cependant, faisait battre son c&oelig;ur. Qui peut &eacute;chapper &agrave; une passion ? Bell&eacute;rophon adorait les chevaux. Quand il voyait un fringuant coursier, une fi&egrave;re cavale, son &acirc;me &eacute;tait en joie. On juge de son &eacute;moi quand sur la montagne dominant Corinthe il aper&ccedil;ut P&eacute;gase, le fameux cheval ail&eacute;, sorti du sang de la Gorgone M&eacute;duse. Tout son &ecirc;tre fr&eacute;mit ; un d&eacute;sir ardent s&#39;empare de lui : enfourcher l&#39;animal, le dompter et le mener docilement &agrave; sa seule guise.<br />Sa connaissance des chevaux, son habilit&eacute; &agrave; les subjuguer, son adresse &agrave; les conduire furent inutiles devant P&eacute;gase qui ne se laissait m&ecirc;me pas approcher. De d&eacute;pit, Bell&eacute;rophon adresse une touchante invocation &agrave; sa d&eacute;it&eacute; protectrice, &agrave; Minerve ! Qu&#39;elle lui donne le moyen de r&eacute;aliser son souhait ; qu&#39;elle rende le cheval sensible &agrave; son &eacute;treinte, et jamais brebis plus blanche, jamais g&eacute;nisse plus immacul&eacute;e n&#39;aura &eacute;t&eacute; sacrifi&eacute;e sur l&#39;autel de la d&eacute;esse, en hommage de pieuse et sinc&egrave;re reconnaissance.<br />Bell&eacute;rophon venait de formuler cette humble pri&egrave;re quand soudain il s&#39;endormit. Minerve lui appara&icirc;t en songe, d&eacute;pose aupr&egrave;s de lui un frein d&#39;or, en pronon&ccedil;ant ces simples paroles : &laquo; Prends ce frein et tu auras lieu d&#39;&ecirc;tre satisfait. &raquo;<br />A son r&eacute;veil, un frein resplendit &agrave; ses pieds, un frein rutilant comme jamais il n&#39;en avait connu de semblable. En m&ecirc;me temps, P&eacute;gase avance &agrave; pas lents, d&#39;une allure souple et soumise, se pr&ecirc;te sans h&eacute;sitation &agrave; la pr&eacute;sence de Bell&eacute;rophon, accepte tranquillement le mors dans sa bouche &eacute;cumante, re&ccedil;oit all&eacute;grement le cavalier sur son dos robuste, et l&#39;enl&egrave;ve prestement dans les airs de ses ailes rapides et vigoureuses.<br /></strong></span><p><br /><span style="color: #ffffff"><strong><span style="font-size: small">Contes et l&eacute;gendes mythologiques d&#39;Emile Genest (Ed : Fernand Nathan)</span><br /></strong></span></p>]]></content:encoded>
		<pubDate>Sun, 04 Nov 2007 21:16:02 +0100</pubDate>
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		<title><![CDATA[Les fougeux chevaux du Soleil]]></title>
		<link>http://raska.eklablog.com/article-9232-40722-les-fougeux-chevaux-du-soleil.html</link>
		<dc:creator>Raska</dc:creator>
		<description><![CDATA[Pha&eacute;ton &eacute;tait un bel enfant ; grandissant, il devint superbe. Infatu&eacute; de son illustre origine, il s&#39;en glorifiait &agrave; tout propos aupr&egrave;s de ses compagnons de jeux, qui s&#39;irrit&egrave;rent de sa vantardise. L&#39;un d&#39;eux, plus nerveux que les autres,...]]></description>
		<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: small; color: #ffffff"><strong>Pha&eacute;ton &eacute;tait un bel enfant ; grandissant, il devint superbe. Infatu&eacute; de son illustre origine, il s&#39;en glorifiait &agrave; tout propos aupr&egrave;s de ses compagnons de jeux, qui s&#39;irrit&egrave;rent de sa vantardise. L&#39;un d&#39;eux, plus nerveux que les autres, Epaphus, fils lui-m&ecirc;me de Jupiter et d&#39;Io, se moqua ouvertement de Pha&eacute;ton, le persifla et traita ses pr&eacute;tentions d&#39;imaginaires. Pha&eacute;ton, bless&eacute; dans son orgueil, en appelle &agrave; Clym&egrave;ne sa m&egrave;re, qui lui conseille d&#39;invoquer le t&eacute;moignage de Phoebus-Apollon.<br />Pha&eacute;ton gravit le chemin c&eacute;leste et se pr&eacute;sente en larmes au dieu du Soleil. Intimid&eacute; d&#39;abord par la majest&eacute; du lieu rutilant d&#39;or et de pierreries, puis rassur&eacute; par le bienveillant accueil de Phoebus, Pha&eacute;ton reprend ses esprits.<br />- O mon p&egrave;re v&eacute;n&eacute;r&eacute;, s&#39;&eacute;crit-il, vous, l&#39;&eacute;poux de Clym&egrave;ne ma m&egrave;re, vous le ma&icirc;tre du Jour, on vous outrage en ma personne et je viens faire appel &agrave; votre puissance !<br />De quoi s&#39;agit-il, mon cher fils ? r&eacute;pond Phoebus. Quoi que vous me demandiez, je jure par le Styx de vous l&#39;octroyer comme gage de ma tendresse.<br />- On conteste ma naissance, mon p&egrave;re, reprend Pha&eacute;ton, on me traite d&#39;imposteur. Pour relever l&#39;injure, je sollicite l&#39;honneur de conduire un jour, un jour seulement, le char du Soleil. Cette preuve ind&eacute;niable de votre affection confondra la calomnie et proclamera l&#39;honneur de Clym&egrave;ne.<br />Phoebus ne s&#39;attendait pas &agrave; cette supplique. Or, il avait promis, et par quel serment ! Par le Styx, le Styx redout&eacute; des dieux ! Il t&acirc;che de dissuader Pha&eacute;ton, lui objecte sa jeunesse et son inexp&eacute;rience, signale les dangers de l&#39;entreprise. Aucun conseil, aucune crainte n&#39;arr&ecirc;te le t&eacute;m&eacute;raire jeune homme. Sa t&eacute;nacit&eacute; in&eacute;branlable le confirme de son id&eacute;e que seul le moyen qu&#39;il pr&eacute;conise atteindra son but. Les m&eacute;disants seront convaincus et s&#39;inclineront devant sa glorieuse naissance.<br />Phoebus-Apollon ne r&eacute;siste pas davantage. Il a jur&eacute; et jur&eacute; par le Styx. Quelle imprudence ! Il abandonne donc son char fulgurant, et le remet en tremblant &agrave; l&#39;intr&eacute;pide jeune homme. L&#39;inqui&eacute;tude paternelle ne m&eacute;nage pas les recommandations au novice autom&eacute;don. Qu&#39;il conduise avec prudence ! Qu&#39;il retienne d&#39;une main l&eacute;g&egrave;re les coursiers fougueux ! Qu&#39;il gravisse lentement la mont&eacute;e, et qu&#39;arriv&eacute; sur le fa&icirc;te il m&eacute;nage la descente !<br />Pha&eacute;ton impatient &eacute;coute d&#39;une oreille distraite ces trop sages avis. Il bondit joyeux sur le char, s&#39;empare des r&ecirc;nes, actionne les coursiers de la voix et du geste, et le voil&agrave; entra&icirc;n&eacute; dans une allure incoh&eacute;rente et folle.<br />S&#39;&eacute;cartant constamment de la route trac&eacute;e, tant&ocirc;t il s&#39;abaisse, et trop proche de la terre, br&ucirc;le les moissons et les arbres, tarit les lacs et les rivi&egrave;res ; tant&ocirc;t il s&#39;&eacute;l&egrave;ve outre mesure et tout p&eacute;rit par l&#39;intensit&eacute; du froid. Cyb&egrave;le, la bonne d&eacute;esse, la Grande M&egrave;re, pousse un cri d&#39;alarme. Jupiter l&#39;entend, voit l&#39;effroyable d&eacute;sordre. Un seul moyen pour y rem&eacute;dier : supprimer la funeste cause. Pha&eacute;ton foudroy&eacute; tombe dans un fleuve d&#39;Italie, l&#39;Eridan (aujourd&#39;hui : le P&ocirc;), qui sera son &eacute;ternel tombeau. Le t&eacute;m&eacute;raire conducteur avait un ami fid&egrave;le, Cycnus, qui pleurait sa perte et cherchait &agrave; d&eacute;couvrir le corps de l&#39;infortun&eacute;. Apollon le m&eacute;tamorphosa en cygne. Les s&oelig;urs de Pha&eacute;ton, non moins d&eacute;sol&eacute;es, trouv&egrave;rent le terme de leur douleur, transform&eacute;es en peupliers argent&eacute;s bordant les placides rivi&egrave;res.<br /></strong></span></p><p><br /><span style="font-size: small; color: #ffffff"><strong>Contes et L&eacute;gendes Mythologiques d&#39;Emile GENEST (Ed : Fernand Nathan)<br /></strong></span></p><br />]]></content:encoded>
		<pubDate>Wed, 19 Sep 2007 16:43:50 +0200</pubDate>
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